Que finance vraiment l’argent de nos retraites? Ce que révèle l’enquête de WAV sur les investissements des caisses de pension genevoises.

Malgré les guerres, les crises et les incertitudes géopolitiques, les marchés boursiers poursuivent leur envolée. 

Les caisses de pension, dont les rendements dépendent largement des actions, en bénéficient directement. Pour pouvoir verser les rentes promises, elles ont besoin de croissance. 

Avec 23 milliards de francs d’actifs, la Caisse de pension cantonale genevoise (CPEG) figure parmi les plus importantes institutions de prévoyance. 

Mais dans quelles entreprises — et dans quels États — investit-elle nos retraites? Et comment s’assure-t-elle de préserver ces avoirs sur le long terme? 

Les scientifiques alertent sur le coût croissant des dérèglements climatiques, susceptibles d’éroder une part importante de la croissance économique dans les décennies à venir. Le vieillissement démographique accentue également la pression sur les rendements. Dans ce contexte, la recherche de performance peut pousser les investisseurs institutionnels vers des placements toujours plus controversés. 

Les caisses de pension se retrouvent ainsi face à une équation délicate: garantir les retraites futures tout en tenant compte des risques environnementaux, sociaux et géopolitiques. Mais elles disposent aussi d’un levier considérable en tant que principaux investisseurs institutionnels de Suisse. 

Afin d’alimenter ce débat sur des bases factuelles, le collectif de recherche WAV, en collaboration avec CORRECTIV.Schweiz, a obtenu l’an dernier l’accès aux investissements de la CPEG. Ces données révèlent notamment que la caisse genevoise va plus loin que la plupart des institutions comparables en excluant les entreprises pétrolières et gazières de ses investissements. Elle détient toutefois encore plusieurs millions de francs dans des groupes charbonniers tels que RWE. Les documents montrent également qu’elle avait investi plus de deux millions de francs dans des obligations d’État israéliennes, revendues depuis à la suite de la publication de ces informations et d’une résolution déposée par les Vert·e·s. 

Le journaliste de WAV Olivier Christe présentera les principaux enseignements de cette enquête et en débattra avec Rosa Sangiorgio, experte en durabilité, ainsi que Pierre Eckert, météorologue et député Vert genevois. 

La discussion sera animée par Serge Michel, rédacteur en chef de Heidi.news.

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